Le Mal de mer

Year: 
1999

Le Mal de mer, 1999
     Le Mal de Mer, troisième roman de Marie Darrieussecq, s'ouvre sur la fugue spontanée d'une jeune mère et de sa fille. Sans raison compréhensible, cette mère décide un jour de quitter Paris avec sa petite fille pour aller au bord de la mer, sur la côte basque dans la ville de Biarritz. Selon l'auteur: "Elle (la mère) ne va vers nulle part. Elle fuit, tout simplement. On peut appeler ça une dépression."
     Son mari, sans comprendre du tout les raisons de cette fugue, engage un détective dans le but de récupérer sa fille. Une fois l'objectif accompli, la mère, achète un billet d'avion pour l'Australie avec l'argent qui lui reste, tout en espérant y trouver refuge et oublier ses soucis sur la plage, un sanctuaire en pleine vue de la mer.
     C'est face à la mer qu'elle peut contempler le principe fondamental de la vie. Donc, le roman n'est pas uniquement l'histoire de sa fugue, mais il traite aussi aux questions métaphysiques qui se posent à la protagoniste: par exemple, pourquoi se trouve-t-elle là? Comment doit-elle affronter sa condition humaine? D'après Darrieussecq: "Ca calme, la mer, mais elle ne résout rien. C'est un décor pour se poser des questions. C'est très méditatif." Elle ajoute: "Personne n'arrivera à l'atteindre, personne ne prend la mer, comme personne ne prendra cette femme."
     Ce roman nous fait considérer, ou reconsidérer, notre raison d'être, ou même notre raison de fuir.

James Estes

Premières pages et revue de presse

Précisions sur les vagues, 2008
Quand Marie Darrieussecq écrivait Le Mal de mer (P.O.L, 1999), elle aurait voulu en dire plus sur les vagues. Mais ça aurait formé des excroissances, de trop grosses vagues à la surface du texte. Ça sortait du roman, ça aurait cassé son rythme, ça formait nouvelle. Ça se sédimentait autrement. Alors elle a écrit Précisions sur les vagues. Un catalogue encyclopédique de vagues, décrivant la façon dont elles se forment. C’est un lieu important : elles font la jointure entre l’eau et la terre. La vérité est dans le poème, autant que dans la science.

P.O.L. Editeur

Premières pages